Vie Fédérale

18.11.2008

Lettre aux militants, par Emmanuel Couet


Mes chers amis,

Pendant trois jours, à Reims, les socialistes ont offert aux Français le spectacle de leurs divisions, rendant nos débats incompréhensibles et notre message inaudible.

L'incapacité à dégager une majorité cohérente et le refus de Ségolène Royal d'opérer le rassemblement autour d'une solution de compromis ont abouti au dépôt de trois candidatures pour la fonction de Premier Secrétaire national. Jeudi et vendredi, les militants seront appelés à trancher.

Beaucoup d'entre vous sont désemparés et je les comprends ; et pourtant, il s'agit d'un vote décisif, qui engage - c'est ma conviction sincère - la nature même et l'identité de notre Parti. A ce titre, il appelle la mobilisation de tous.

Dans ce contexte national difficile, voire douloureux pour nous tous, je me suis interrogé sur le sens et la portée de ma candidature aux responsabilités de Premier Secrétaire fédéral.

Ma candidature n'a jamais été une affaire individuelle ou personnelle. Elle était une candidature de cohérence politique appuyée sur le vote des militants du département en faveur de la motion A.


Fréderic, en choisissant d'être candidat malgré tout, ne permet pas le rassemblement souhaité par beaucoup d'entre vous. Je le regrette.

Aujourd'hui, l'esprit de responsabilité commande de tout faire pour oeuvrer au rassemblement des socialistes.

En m'effaçant, j'y apporte ma contribution. J'ai décidé de retirer ma candidature pour ne pas ajouter la division à la division.


Pour autant, les questions que nous avons posées sur les orientations et le fonctionnement de notre Fédération restent ouvertes.

Nous voulons une Fédération qui mobilise concrètement ses moyens au bénéfice de toutes les sections du département, en refusant d'opposer ville-centre et territoires périphériques.
Nous voulons une Fédération qui retrouve le goût du travail collectif, de la rigueur dans le fonctionnement démocratique, qui prenne des décisions et les assume.

Aujourd'hui, au-delà des circonstances, notre motion, forte de la confiance de 28 % des militants, reste la première force de la Fédération. Nous sommes à la fois vigilants, exigeants, disponibles pour travailler.

Soyez assurés de notre mobilisation collective et de mon engagement personnel.


Amitiés socialistes,

Emmanuel Couet

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