Vie Fédérale
09.10.2008
Fête de la Rose 2008: les forums
J.L Tourenne a présenté la situation des collectivités territoriales face à la crise actuelle en s'appuyant sur des exemples concrets. Il a ainsi exposé la décentralisation revue et corrigée façon Sarko, à savoir le transfert des compétences et des charges par l'état aux collectivités sans en assurer le financement et ce depuis 2002/03 ( TOS, agents de la DDE, EPAD, handicapés, réforme des tutelles....). Est-ce cela la décentralisation qu'avait initié la gauche en son temps ? J.L Tourenne parle d'un "état escroc".
Pour D.Delaveau "l'état assomme les collectivités locales mais surtout les culpabilise. Elles sont dans le collimateur de l'état malgré les efforts fournis par celles-ci" ." Cependant il y a des décentralisations qu'il faut poursuivre, qui ont réussi car elles répondent au plus près aux attentes des citoyens". 2009 sera l'année d'une réflexion approfondie sur l'administration territoriale certes, "on a besoin d'une nouvelle phase de décentralisation mais une vraie, qui ne dégrade pas les services publiques locaux "
Forum intéressant, captivant ....il m'a d'autant plus intéressée qu'il contribue à ma formation politique.......à bon entendeur.....La question des collectivités territoriales est très importante, elle nous concernent tous en tant que citoyen contribuables et usagers. Ce forum m'a donné l'occasion d'acquérir des arguments clés pour les prochaines campagnes électorales. Merci à J.L Tourenne et à D.delaveau pour la clarté de leur discours.
Fatima Potier, Rennes Centre
La situation budgétaire de l'Etat est particulièrement mauvaise. Avec un endettement frôlant les 66% du PIB, le remboursement des intérêts de la dette représente la seconde plus grosse dépense de l'Etat. Malgré cela, la droite au pouvoir a distribué de larges cadeaux à son électorat. Le paquet fiscal nous coute 15 milliards d'euros chaque année, 15 milliards qui aggravent notre déficit.
Le gouvernement s'est donc lancé dans une course effrénée aux crédits, course qui prend parfois des accents ubuesques :
Après avoir créé une taxe sur le poisson, sur les clés USB, il a même créé une taxe sur les huiles pour les moteurs deux temps !
Nos collectivités locales ne sont malheureusement pas épargnées par cette quête. L'Etat prétend décentraliser. Le fait-il vraiment ?
La décentralisation, c'est rapprocher les centres de décision des bénéficiaires, afin d'optimiser l'action publique en s'adaptant aux spécificités locales. Ce que l'état réalise actuellement, ce n'est pas une décentralisation mais une déconcentration : Il transfert des charges sans transférer la compétence. La dépense est localisée, mais la décision reste nationale, déconnectée des réalités locales.
Détaillant les diverses mesures et leurs couts, Jean-Louis Tourenne nous a expliqué que ce transfert des dépenses pèse 53 millions d'euros sur le budget 2008 du département. Il pèsera 67 millions d'euros l'année prochaine. Autant de politiques ambitieuses auxquelles le Conseil Général doit malheureusement renoncer.
Hervé Utard, Vitré
Après qu'Isabelle Thomas nous ait expliqué les enjeux sur l'énergie (enjeux social, économique, climatique, sanitaire et relatif à la paix), et précisé que le projet de loi du Grenelle de l'environnement, notamment suite aux interventions des lobbies économiques, ne répondait pas à ces enjeux (manque de moyens, marché inapte à voir plus loin que le court terme, particuliers insuffisamment aidés, ...) elle nous a précisé les pistes possibles : maîtrise (économies) de l'énergie, développement des énergies renouvelables, mobilisation des collectivités territoriales, financements publics, notamment au niveau européen, développement de lieux de conseils aux particuliers,...).
Dans un deuxième temps Philippe Tourtelier nous a très bien définit puis expliqué ce qu'est le développement durable. Tout d'abord il convient de bien préciser que le développement durable n'est pas synonyme de croissance, en tout cas pas telle qu'elle est définie aujourd'hui (PIB). Un véritable combat idéologique doit être mené, mais il s'agit d'une pensée complexe difficilement explicable en deux mots ou par de « petites phrases » ! La problématique consiste à maîtriser un développement sans obérer le capital de développement des générations futures. Le développement durable passe par la lutte contre la pauvreté (locale et internationale) et le développement de la démocratie. Trois dimensions le structurent : l'économique, le social et l'écologie. Seule une action prenant en compte ces trois éléments peut constituer une politique de développement durable ; elle ne peut se réduire à une ou deux de ces composantes qui sont complémentaires et indissociables.
La croissance telle qu'elle est définie actuellement est un luxe de pays riches. Les outils à développer sont multiples : fiscalité (à commencer par la suppression du bouclier fiscal et l'annulation du « paquet fiscal), énergies (économies, alternatives, ...), éducation, formation (et développement de l'emploi), recherche (dont le nucléaire a embolisé les budgets depuis 40 ans), pédagogie, approche internationale (européenne, mais aussi mondiale : les clauses environnementales et sociales de l'OMC n'ont jamais été mobilisées), ...
Les échanges avec le public ont été nombreux et ont permis aux intervenants de préciser bon nombre de « détails » et de faire valoir des points de vue complémentaires.
L'élection a lieu ce soir. Sont candidats Isabelle Thomas au titre de la motion C et Frédéric Bourcier au titre de la motion E. Retrouvez la profession de foi et le plan d'action fédéral proposé par chacun d'eux, ainsi que le courrier adressé par Emmanuel Couet aux militants pour annoncer le retrait de la candidature qu'il présentait au titre de la motion A.[