Notre Histoire
15.12.2006
1965: Mitterrand met de Gaulle en ballottage
De 1965 à 2007, les grands moments de l'élection présidentielleLe retour au pouvoir de De Gaulle en 1958 et l'institution de la Ve République bouleversent le paysage politique.
Dès cette époque, François Mitterrand se positionne comme le chef de l'opposition au pouvoir gaulliste.
Peu à peu, il devient celui qui va rassembler toutes les forces de gauche après avoir été investi par le Parti Socialiste au congrès d'Epinay (1971). Il va rater de peu l'élection à l'Elysée en 1974 avant de prendre sa revanche en 1981 et être réélu en 1988.
Mais l'élection de 1965 a été le premier acte fondateur de sa trajectoire vers l'Elysée. «J'ai su dès 1962 que je serais candidat» écrit-il dans «Ma part de vérité» en 1969.
1962, date de la révision constitutionnelle qui fait élire le Président de la République au suffrage universel.
Critique acerbe des nouvelles institutions, notamment dans «Le Coup d'Etat permanent» (1964), Mitterrand l'est surtout de la pratique politique des gaullistes et de leur chef comme le soulignent Alain Bergounioux et Gérard Grunberg (1).
Pour s'imposer, Mitterrand a déjà compris que seule l'union des forces de gauche lui fournira le socle nécessaire à une candidature crédible.
La SFIO de l'époque, animée par Guy Mollet, ne souhaite pas se lancer dans l'aventure présidentielle. La grande figure morale de la gauche, Pierre Mendès-France n'accepte pas les nouvelles institutions et le Parti radical est prêt à soutenir un candidat hors de ses rangs. Le PCF, qui vient de nommer Waldeck-Rochet à sa tête, évolue vers une ligne plus ouverte et évoque dès son XVIIe congrès (mai 1964), un «programme commun» élaboré par «les communistes, les socialistes, les syndicalistes et autres démocrates».
Dès sa déclaration de candidature en septembre 1965, Mitterrand reçoit l'appui du PSU.
Candidat unique de la gauche, il allait provoquer le premier séisme politique de la Ve République en mettant son fondateur en ballottage le 5 décembre en obtenant 32% des suffrages puis 45% au second tour le 19 décembre.
De Gaulle avait vacillé et la gauche avait prouvé que, rassemblée, elle pouvait remporter l'élection présidentielle au suffrage universel.
Une nouvelle ère des campagnes politiques françaises s'était ouverte avec l'introduction de la télé et des sondages. Plus précisément, des «estimations de vote». Europe 1, la station qui collait le mieux à l'actualité, avait annoncé avant même les résultats la mise en ballottage du locataire de l'Elysée. Fureur des milieux gaullistes !...
Cette consécration populaire ne grisa pas François Mitterrand. Dès le début de sa campagne, il avait ratifié la charte de la Fédération de la Gauche Démocrate et Socialiste, rassemblant la gauche non communiste. Entre les deux tours, il devint le président de la FGDS. L'aventure continuait...
Michel BIHAN
(1) Histoire des gauches en France.
(volume 2. A l'épreuve de l'Histoire ).
Editions de la Découverte.
Mais l'élection de 1965 a été le premier acte fondateur de sa trajectoire vers l'Elysée. «J'ai su dès 1962 que je serais candidat» écrit-il dans «Ma part de vérité» en 1969.
1962, date de la révision constitutionnelle qui fait élire le Président de la République au suffrage universel.
Critique acerbe des nouvelles institutions, notamment dans «Le Coup d'Etat permanent» (1964), Mitterrand l'est surtout de la pratique politique des gaullistes et de leur chef comme le soulignent Alain Bergounioux et Gérard Grunberg (1).
Pour s'imposer, Mitterrand a déjà compris que seule l'union des forces de gauche lui fournira le socle nécessaire à une candidature crédible.

La SFIO de l'époque, animée par Guy Mollet, ne souhaite pas se lancer dans l'aventure présidentielle. La grande figure morale de la gauche, Pierre Mendès-France n'accepte pas les nouvelles institutions et le Parti radical est prêt à soutenir un candidat hors de ses rangs. Le PCF, qui vient de nommer Waldeck-Rochet à sa tête, évolue vers une ligne plus ouverte et évoque dès son XVIIe congrès (mai 1964), un «programme commun» élaboré par «les communistes, les socialistes, les syndicalistes et autres démocrates».
Dès sa déclaration de candidature en septembre 1965, Mitterrand reçoit l'appui du PSU.
Candidat unique de la gauche, il allait provoquer le premier séisme politique de la Ve République en mettant son fondateur en ballottage le 5 décembre en obtenant 32% des suffrages puis 45% au second tour le 19 décembre.
De Gaulle avait vacillé et la gauche avait prouvé que, rassemblée, elle pouvait remporter l'élection présidentielle au suffrage universel.
Une nouvelle ère des campagnes politiques françaises s'était ouverte avec l'introduction de la télé et des sondages. Plus précisément, des «estimations de vote». Europe 1, la station qui collait le mieux à l'actualité, avait annoncé avant même les résultats la mise en ballottage du locataire de l'Elysée. Fureur des milieux gaullistes !...
Cette consécration populaire ne grisa pas François Mitterrand. Dès le début de sa campagne, il avait ratifié la charte de la Fédération de la Gauche Démocrate et Socialiste, rassemblant la gauche non communiste. Entre les deux tours, il devint le président de la FGDS. L'aventure continuait...
Michel BIHAN
(1) Histoire des gauches en France.
(volume 2. A l'épreuve de l'Histoire ).
Editions de la Découverte.
L'élection a lieu ce soir. Sont candidats Isabelle Thomas au titre de la motion C et Frédéric Bourcier au titre de la motion E. Retrouvez la profession de foi et le plan d'action fédéral proposé par chacun d'eux, ainsi que le courrier adressé par Emmanuel Couet aux militants pour annoncer le retrait de la candidature qu'il présentait au titre de la motion A.[