La vie des sections

30.06.2008

La section de Vern-sur-Seiche


La section de Vern-sur-Seiche a connu quelques bouleversements au cours des dernières années. D'abord avec la création de la section cantonale de Corps-Nuds, dans la perspective de l'élection cantonale de 2005: une douzaine d'adhérents qui changeaient de section!

Le référendum interne sur le projet de texte constitutionnel a occasionné un moment de crise et l'abandon de ses fonctions par le secrétaire de l'époque. C'est alors Rémi Gelot, qui le secondait, qui a accepté de reprendre le flambeau. Il est entouré par plusieurs militants qui font office de bureau: Didier Moyon, Mireille Buffière et Gérard Richou.
 

La section comptait une trentaine d'adhérents; presque tous ont repris leur carte en 2008, même si comme dit Rémi "cette histoire de sénatoriales, ça va peut-être nous en faire perdre. Ça n'a pas été bien compris." C'est pourquoi le "groupe" - le bureau de fait - a souhaité inviter le premier fédéral lors de la dernière réunion de section avant l'été, afin d'avoir des explications sur le processus et le choix des candidats. La quinzaine de militants présents a pu avoir un long échange avec Frédéric Bourcier sur le sujet. Les principales questions ont porté sur la non-appartenance de Virginie Klès au PS ("il n'y avait pas une femme, au PS, qu'on aurait pu présenter?"), la candidature d'Edmond Hervé ("on entend partout qu'il se retire de la vie politique, et on le retrouve en première place pour la "maison de retraite de la République". C'est quelqu'un en qui on a confiance, et il donnait l'impression de ne pas tenir sa parole") et un manque de communication ("on a tout appris par la presse", "on n'a pas su comment ça s'était passé"). Les militants ont reconnu que les sénatoriales étaient la goutte d'eau, ajoutée au manque de lisibilité du national et à ce qui est considéré comme des cafouillages locaux: diverses candidatures de socialistes contre d'autres socialistes. "Ça amplifie tous les ressentiments", résume Didier.

Les militants ont semblé satisfaits d'entendre les explications de Frédéric Bourcier point par point. Sur le choix de Virginie Klès: "on a choisi dès le départ de faire une liste de rassemblement. Bien sûr qu'on aurait préféré que Virginie Klès soit socialiste. Peut-être qu'elle le deviendra. Mais il faut prendre en compte aussi la réalité du terrain, certains maires ne peuvent pas se déclarer de gauche directement. En tout cas je ne suis pas mal à l'aise par rapport à la personne. Le corps électoral des sénatoriales est très, très particulier, et je pense que Virginie Klès était la meilleure numéro deux possible, tout en considérant légitime le débat que l'on a eu. D'ailleurs, les militants de la section de Vitré ont largement validé la liste: ils considèrent Virginie Klès comme le seul point d'appui contre Méhaignerie."

Par rapport à Edmond Hervé, le premier fédéral a rappelé qu'il "n'a jamais fermé la porte quand on lui en parlait. Et puis, le national n'a pas été correct vis-à-vis de lui. Le manque de solidarité aurait été total si Denise Cacheux n'était pas intervenue à l'Assemblée Nationale pour houspiller ses collègues. Rappelez-vous que lorsqu'il était ministre de la Santé, il a été question qu'il se retrouve seul devant la Haute Cour pour l'affaire du sang contaminé! Ensuite, le PS ne l'a jamais sollicité alors que partout il était considéré comme un des trois meilleurs maires de France. C'est un peu une façon de le rappeler au PS..."

Après avoir déploré que l'essentiel du débat ait eu lieu dans la presse - "les fuites ne sont pas venues de la fédération, j'ai considéré que nous n'avions pas à communiquer avant la fin du processus interne" le premier fédéral souligné que cette "impression de foutoir", selon l'expression d'un militant, "c'est aussi parce qu'on débat tout le temps".
 

A Vern, on voulait bien sûr mieux comprendre le processus d'élaboration de la liste pour laquelle les 15 délégués de la ville voteront, mais on se tourne aussi vers l'avenir et le Congrès de Reims. Tout en ironisant sur le processus de réflexion qui doit être mené pendant les vacances, puisque c'est le 20 septembre qu'aura lieu le Congrès national de synthèse, les militants ont décidé d'apporter la contribution de la section. L'objectif est d'être en mesure de présenter un travail sur un ou plusieurs thèmes donnés lors de l'assemblée départementale, en septembre. Le projet d'un travail commun avec la section voisine de Chantepie a été retenu. Le moment le plus difficile est celui du choix d'un thème: la laïcité, les "sans-statuts": SDF, sans-papiers, sans toit..., l'éducation et la jeunesse, le logement, l'Europe, le démantèlement des services publics, les suites du Grenelle de l'Environnement, la restructuration du temps de travail, tout intéresse les militants!

 
Marine Clabé

Photos: Fred Bourcier (de dos, à droite) retrace pour les militants le processus de désignation pour les sénatoriales

Les militants présents à la réunion de juin