Expression

24.06.2008

L'enseignement remis en cause


Le MJS 35 prend position sur l'actualité.
Au cours des mois d'Avril - Mai 2008, le mouvement lycéen a dénoncé l'actuelle casse de l'éducation menée par la droite. Les jeunes socialistes se sont associés à ces actions et ont été très présents sur le terrain, que ce soit pour informer ou manifester.

Principale revendication, le maintien des postes dans l'éducation nationale. À la rentrée, ce sont 11 200 postes qui vont être supprimés, d'ici à 2012 plus de 80 000. Il est grand temps de réagir ! C'est la qualité même de l'enseignement qui est remise en cause. L'objectif du gouvernement, la réduction des coûts dans les services publics et plus particulièrement dans l'Education Nationale, seul moyen semble-t-il de compenser une gestion hasardeuse des finances publiques (cf le paquet fiscal). Le nôtre, garantir À TOUS les moyens de s'épanouir et d'apprendre dans les écoles de la République. Ce qui n'est malheureusement pas le cas, aujourd'hui et le sera encore moins demain. Car à ces suppressions de postes qui vont entraîner une surcharge des classes (pourtant déjà importante, le nombre d'enseignant par élèves étant en France l'un des plus faibles d'Europe), s'ajoute une menace réelle sur les options artistiques et linguistiques, prouvant une fois de plus la vision purement utilitariste de la droite. Et c'est sans compter les attaques portées contre la carte scolaire.

Ne se contentant pas de dénoncer, le MJS 35, conscient des nécessités de réformes dans l'éducation nationale, propose. Au cours d'une Assemblée Générale Fédérale consacrée au sujet, plusieurs points ont ainsi été retenus. Au-delà du maintien des postes, il nous semble nécessaire d'offrir plus de moyens pour enseigner qu'ils soient humains ou financiers notamment en ce qui concerne les questions d'orientation, afin de permettre un suivi personnalisé tout au long de la scolarité, ou celles du soutien individualisé. L'importance des langues et le retard pris par la France dans ce domaine ont également été soulignés. Les laboratoires de langues, actuellement, sont trop peu nombreux et vétustes. Il faut, encore une fois, se donner les moyens de ses ambitions. L'école de demain, c'est avant tout la France d'après-demain. Agissons donc aujourd'hui pour garantir notre droit à l'avenir. Les militants du MJS 35 espèrent une reprise de la mobilisation dès la rentrée prochaine et une union des forces entre parents d'élèves, enseignants et lycéens.

MJS 35

photo : le MJS lors de la manifestation pour la défense des retraites